12 points pour changer notre approche de la lombalgie commune par Peter O’Sullivan PT, PhD (Pain-Ed)

Traduction de l'éditorial du BJSM avec l'accord du rédacteur en chef Karim Khan.

Peter O’Sullivan est le fondateur du groupe Pain-Ed qui œuvre pour le développement des connaissances sur les phénomènes douloureux chroniques  via la recherche clinique.

Dans son éditorial paru dans le British Medical Journal of Sports Medicine, il revient sur l’approche de la lombalgie chroniques et les limites du modèle biomédical. Selon lui, les défis pour le futur de la prise en charge de la lombalgie chronique sont les suivants :

1. Avoir une meilleure compréhension du caractère multidimensionnel de la lombalgie chronique

2.    Développer nos compétences de diagnostic pour identifier clairement une pathologie spécifique à l’origine de la douleur

3.    Développer de meilleures compétences en communication en utilisant l’empathie et des techniques d’entretien motivationnel de façon à mieux écouter nos patients et explorer leur croyances par rapport à leur douleur, leur peur, leur capacité à faire face, leur stress, leur comportement face à la douleur et leur objectif. Cela permettra le développement d’une relation thérapeutique plus efficace et une interprétation plus précise des informations cliniques dans le cadre d’un modèle bio-psycho-social.

4.  Identifier les comportement cognitifs non-adaptés tels que : des croyances négatives, du stress, de l’hyper vigilance, de l’anxiété, du catastrophisme, voir une dépression.

5. Identifier des processus neurophysiologiques tel que la sensibilisation centrale et sensibilisation périphérique

6. Analyser et interpréter la communication qu’emploie le patient par rapport à sa douleur

7.  Interpréter et recouper les informations cliniques provenant de différents domaines

8. Développer une approche multidimensionnelle et des interventions flexibles qui ciblent les comportements cognitifs, l’hygiène de vie et les mouvements non-adaptés

9.   Faciliter un changement comportemental en améliorant les compétences d’empathie, de motivation, de soutien, de créativité en rééducation

10. Développer un réel management pluridisciplinaire lorsqu’il est indiqué

11. Développer un large système de classification qui permettra de catégoriser la présence de facteurs psycho-sociaux, neurophysiologiques, de mouvement non-adaptés ou d’hygiène de vie qui seraient principalement responsables de la symptomatologie

12.  Adopter en pratique courante des outils pour identifier les risques et mieux cibler le traitement.